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La voiturette du rétablissement : ce qui nous guide, nous immobilise et nous ralentit.

Dernière mise à jour : 26 mai 2023

NOUVEAUX MARIÉS. Vous savez, ces images de cinéma où un couple nouvellement uni roule vers sa lune de miel? Pour une raison obscure, des canettes attachées à des ficelles sortent à l’occasion de la valise du véhicule. Elles symbolisent quelque chose il faut croire. Et bien dans l’analogie que je vous propose, elles pèsent lourd. Très lourd.


FAITES DEMI-TOUR. Vous savez, cette petite voix de notre système de navigation qui nous informe qu’on fait fausse route? Parce que oui, un GPS vise à nous guider, nous mener vers où nous désirons aller. Toujours faut-il connaitre l’adresse de notre destination…


CHECK ENGINE. Oh, cette lumière, on la déteste. Elle indique quelque chose d’anormal. Un problème mécanique? La batterie, peut-être? Manque d’essence? En tous les cas, ce voyant lumineux nous empêche parfois de décoller.



Les 3 éléments représentés.

J’entends votre petite voix. Où veux-tu en venir? En fait, j’émets l’hypothèse que le rétablissement implique un peu les mêmes enjeux que ceux qui concernent notre voiture. Laissez-moi vous expliquer.

Ce qui nous guide


Quand vient le temps d’élaborer des objectifs, il est important que ceux-ci soient motivés par des valeurs intrinsèques, c’est-à-dire des aspects importants de notre vie auxquels nous sommes attachés pour les bonnes raisons. Ces valeurs agissent tel un guide, nous amenant à clarifier notre raison d’être pour ainsi, donner un sens à nos actions. Or, si l’endroit que l’on souhaite visiter n’est pas déterminé ou foncièrement établi, il n’y a que très peu d’intérêt à entamer le chemin. D’un point de vue personnel, il y a de ces moments où…


· notre identité est floue

· nos buts sont vagues

· on se connait trop peu ou on ne se reconnait plus

· nos valeurs sont teintées d’introjection (transmises inconsciemment par la société, nos parents, nos figures significatives sans réelle identification)

Ce faisant, malgré toute notre volonté, il nous manque une partie de l’équation. On gagne à s’y intéresser.


Ce qui nous immobilise


Il n’y a pas de vrais choix sans alternatives.

En d’autres mots, on a beau vouloir démarrer, si le problème auquel on fait face nous semble insurmontable, destination ou pas, il n’y a que très peu de chances que l’on démarre. Faire l’état de la situation (tout comme un garagiste lance un diagnostic), requiert de l’humilité et le courage de reconnaitre les obstacles pour ensuite acquérir des connaissances et faire l’usage de nouvelles stratégies. Autrement dit, s’équiper pour le voyage.


Ce qui nous ralentit


Revenons aux canettes. Elles trainent, accumulent les débris et créent ultimement de la résistance. Dans la vraie vie, elles prennent notamment les formes suivantes :


· culpabilité et honte (regrets, secrets)

· anxiété (peur)

· fuite (évitement)

· déni (face à un deuil)

· révolte/ressentiment

· résignation



C’est la souffrance qu’on s’inflige, un état de mal-être entretenu. Un sac à dos dans lequel se trouvent des roches plus ou moins lourdes à porter, inutiles, certes, mais révélatrices de notre vécu, nos blessures et nos traumatismes passés. Voudriez-vous gravir la montagne avec un tel poids, et ce, même équipé des meilleures espadrilles et d’une carte vous menant tout droit vers le sommet? Je ne crois pas.


Par quoi commencer?


Réflexion faite, cette image vise à clarifier là où nos efforts gagnent à être mis quand on entame notre cheminement. Seulement, un problème ne vient jamais seul et en termes de priorité, il va de soi d’adresser d’abord ce qui nous ralentit plutôt que de vouloir régler à tout prix le problème auquel nous sommes confrontés. Est-ce que ceci explique cela? Enfin, trainer cinq tonnes n’est forcément pas très doux sur la suspension.


Dans ces conditions, il apparait primordial de concentrer la majorité de ses efforts à faire la paix avec son passé ou sa souffrance et ses manifestations bien avant de mettre uniquement le focus à se donner les outils pour avancer. Une fois notre esprit allégé, l’énergie pourra être concentrée ailleurs, entre l’acquisition de compétences pour faire face aux enjeux quotidiens et la clarification du futur que l’on se souhaite.


Psst : n’oubliez pas de mettre de l’essence dans votre voiturette. Si vous me suivez bien, ça se passe ici, à l’Unité Domrémy 😉

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